De Montlaur à l'Alaric 2 MAI 2026
🌼 Balade au " Royaume des fleurs "🌼
Direction Montlaur dans les Corbières pour une
randonnée dans l'Alaric .
Beau temps, malgré un fort "marinas", pour nos 7 candidats :
6 fières Amazones 👯♀️👯♀️👯♀️
emmenées par un guide fringant et chanceux !!!!!!
😉
On se gare à l'écart du village sur le chemin
goudronné.
Et on démarre sous le soleil mais cap à l'Est,
face au vent marin.
Nous voici, après le passage du ruisseau de la Mire,
sur le sentier.
Et la grimpette de 3 km commence, doucement.
Une halte et un petit coup d'oeil sur la plaine environnante.
Déjà les 1eres Immortelles communes (Astéracées),
avec leurs petites feuilles blanchâtres
et leurs fleurs dorées réunies en capitules
au bout de longues tiges,
à l'odeur typique de curry.
Emmenés par notre guide Mine,
nous gravissons la pente et des fleurs bleues
apparaissent : ce sont des Aphyllanthes de Montpellier (Liliacées).
Des touffes de joncs sans feuilles (d'où leur nom)
portant des magnifiques fleurs bleues à 6 pétales.
Toujours dans la "caillasse" au milieu des Chênes Kermès
ou Garric (Fabacées), typiques avec
leurs feuilles vertes épineuses et portant
leurs chatons de fleurs mâles dorées.
Bien cachées, des fleurs d'un jaune éclatant
mêlées à d'autres fleurs :
du Lin Campanulé (Linacées).
et parmi ces Lins jaunes, une belle fleur d'un bleu intense :
le Lin de Narbonne (Linacées),
bien plus rare que l'Aphyllanthe.
Reconnaissable à ses tiges portant de minuscules feuilles
et ses pétales finement striées de bleu.
Nous sommes maintenant sur une montée plus douce :
le Sarrat de Bierne.
Une végétation plus touffue et les 1eres grandes fleurs.
Nous sommes dans une prairie d'Asphodèles blancs (Liliacées) :
des touffes de feuilles vert-bleuté à la base d'où partent
de hautes tiges portant des fleurs étoilées blanches.
Des plantes élégantes mais qui chez les Grecs Antiques
étaient associées au deuil et à la mort . 😔
Petite pause "gâteaux secs" préparés par nos Godillottes
et photo de "famille".
Le terrain est plat maintenant
(Lieu-dit les Pelats : Pelés en occitan) .
Au km 4, fin de la montée,
on rejoint la grande piste et le GR 36.
Sur le bord, des touffes jaunes de Petites Coronilles
(Fabacées), avec des feuilles composées,
des fleurs jaune vif groupées en ombelles.
Les Godillottes ont accéléré le pas ,
sans doute à cause d'un paysage brumeux et venteux
d'où émerge seulement la montagne du Tauch.
Pas de Canigou en vue aujourd'hui !
Là, ce sont des touffes de fleurs rouge-rosé :
des Anthyllides ou Vulnéraires des montagnes
( Fabacées), plantes rampantes
avec des feuilles composées de nombreuses folioles
et des fleurs groupées au bout de longues tiges velues.
Enfin le sommet du Signal d'Alaric et ses 6000 m d'altitude.
🤔( Heu, ne serait-ce pas plutôt 600 m ? )
Vu le vent qui souffle fort, la faim qui fait
gargouiller les estomacs et la contestation qui monte,
on redescend vite se mettre à l'abri sur la piste du GR.
Peu avant le km 9 et la source de Vidal, on abandonne le GR
en virant à gauche, sur une sente large mais caillouteuse.
Le buis commun (Buxacées) au feuillage persistant
commence à montrer ses toutes petites fleurs blanches
à l'aisselle des feuilles.
On trouve enfin un coin abrité et ensoleillé pour le
casse-croûte de nos Godillottes affamées !
(J'ai frôlé le soulèvement)
😋Avec au final, le café et les petits gâteaux, bien sûr ! 😋
C'est reparti en descente.
Des 2 côtés, de grands arbustes typiques de la garrigue:
les Filaires à feuilles larges (Oléacées)
avec leurs feuilles finement dentées et opposées
luisantes et persistantes
et leurs petites fleurs jaunes très discrètes.
Et parmi les arbustes, les feuilles nouvelles bien vertes
des Chênes pubescents (Fagacées) ou Chênes blancs (caducs),
avec leurs grandes feuilles lobées garnies
de poils en-dessous (d'où leur nom de pubescents) qui leur
donnent cet aspect blanchâtre.
Peu après, des Nerprun Alaterne
(Rhamnacées) avec leurs feuilles ovales alternées
(différence avec la Filaire)
leurs fleurs jaunâtres en grappes
donnant des drupes rouges puis noires.
Croisement peu avant le km 9 : on laisse le GR 36
pour partir à gauche.
On est en terrain découvert jusqu'à un croisement :
il nous faut trouver le début du chemin bien caché, sur la gauche
et ne pas prendre la piste du chemin de Comigne.
Ca y est : la trace est maintenant bien visible
parmi une végétation haute avec des
rameaux de Chèvrefeuille (Caprifoliacées)
aux fleurs roses délicatement parfumées.
On passe près des ruines d'anciennes constructions
au lieu-dit Sire ( Un homme soi-disant triste 😅)
Descente un peu raide vers Gabart où
l'on rejoint le chemin de Comigne.
Pour éviter la route qui mène à Montlaur, on vire à gauche
sur une sente en bord de vigne.
On se fraye un chemin pas très visible parmi les Genêts,
chemin qui ne paraît pas très fréquenté de nos jours.
Et on retrouve enfin la piste goudronnée qui nous ramène
vers les voitures et Montlaur.
Une très belle randonnée de 12,5 km pour 400 m de dénivelé,
sans difficulté particulière car la montée est très progressive,
au milieu d'un parterre de fleurs très variées,
comme dans une serre
et sous un temps très clément.
😎 Un bel après-midi avec mes 6 amazones. 😎
Jacques le cathare (ou le bienheureux)
Pensée du jour :

Olé !!
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